Ton aménagement se dessine enfin et tu en es à l’étape des meubles. Le gros œuvre est passé, l’isolation est posée, mais là, tu bloques. Faut-il acheter un kit tout prêt, faut-il hacker des meubles IKEA, ou est-ce que se lancer dans la fabrication de ses meubles entièrement est une bonne idée ?
T’es déjà un peu en angoisse avec ces questions, et derrière, il y en a 1000 autres. Le poids, l’adaptation aux parois arrondies (parce que dans un fourgon, rien n’est droit), le choix du bois, etc. Et surtout : est-ce que ça va tenir en roulant ?
On est bien placé pour t’en parler puisqu’on a construit à la main les meubles de 4 fourgons, avec des méthodes différentes et des bois différents. Pour Bobby, notre Peugeot Boxer L3H2, dans lequel on a vécu un an, on avait privilégié le poids. Par contre pour Stuart, notre Jumpy, on avait changé de méthode pour allait au plus simple pendant la construction.
Je vais être honnête avec toi: on a fait des erreurs, mais on a surtout énormément appris de ces aménagements. Et c’est justement ça qu’on veut te partager dans cet article, pour t’éviter des galères inutiles.
Ici, on va trancher sur tous les aspects nécessaires à la fabrication des meubles d’un van aménagé : acheter ou construire, quel bois, quelle épaisseur, comment fixer pour que ça ne bouge pas au premier dos d’âne. Voici ce qu’on va décortiquer ensemble :
🪚 Acheter un kit, détourner IKEA ou construire soi-même : comment on a tranché
🧩 Les 2 méthodes pour construire tes meubles (et celle qu’on a choisie, avec nos galères)
🌳 Quel bois choisir pour rester léger sans que ça se voile au bout d’un an
📐 La technique du gabarit carton pour épouser les tôles arrondies
🔩 Comment fixer tes meubles pour qu’ils tiennent vraiment en roulant
🍳 La cuisine, le meuble le plus technique, et nos erreurs dessus
Si t’es un peu pressé, tu peux voir sur cette vidéo comment, en 2019, on a fabriqué nos meubles dans notre van (soit indulgent sur la qualité de la vidéo, c’était l’une de nos premières 😂).
Acheter ou fabriquer ses meubles de van : comment on a tranché
Avant même de sortir ta scie, tu as trois voies possibles. Chacune a sa logique, et aucune n’est mauvaise dans l’absolu. Ce qui compte, c’est de savoir laquelle colle à TON projet, ton budget et tes compétences.
Les meubles en kit : pour qui, à quel prix
Le kit, c’est du prêt-à-monter pensé pour ton modèle de fourgon. Ce sont des panneaux prédécoupés, avec des plans fournis. Tu n’as plus qu’à visser l’ensemble. L’avantage principal, c’est que tu gagnes un temps fou et tu n’as pas besoin de savoir manier une défonceuse et de t’inventer menuisier. Par contren le revers, c’est le prix (souvent plusieurs centaines à quelques milliers d’euros) et le manque de souplesse. Les dimensions sont standard, donc elles tombent rarement pile poil sur ton van, et l’adaptation aux arrondis reste limitée.
Pour qui c’est fait ? Quelqu’un qui veut aller vite, qui ne veut pas passer trois mois dans la sciure, et qui a le budget. Perso, on n’a jamais pris de kit, on a tout construit, sur les 4 fourgons qu’on a aménagé parce qu’on voulait exploiter chaque centimètre et garder la main sur le poids et avoir un aménagement sur-mesure.
Vancore te propose différents kits pour te permettre de pas trop te prendre la tête. Honnêtement, si t’es pressé, que t’as le budget et que tu veux quelque chose de fiable et solide sans devoir devenir menuisier, on te conseille de passer par chez eux pour commander ensemble déjà faits.
Les meubles IKEA dans un van : ce qu'on a gardé, ce qu'on a écarté
C’est LA solution qu’on voit partout sur Instagram et pinterest. Et pour être clairs : on n’est pas anti-IKEA. On a nous-mêmes détourné un évier IKEA (plutôt grand, et parfait) sur la cuisine de Bobby. Un composant bien choisi, ça peut vraiment dépanner.
Par contre, les caissons et meubles IKEA complets dans un van, on dit non. Et il y a trois raisons concrètes à ça. Ils sont lourds (aggloméré ou MDF, ça pèse une tonne pour ce que c’est). Ils ne suivent pas les tôles arrondies, donc tu te retrouves avec des vides moches et des zones perdues. Et surtout, leurs fixations sont pensées pour un meuble immobile posé sur un sol plat dans un salon, pas pour encaisser des milliers de kilomètres de vibrations. Sur la route, ces meubles travaillent, bougent et vibrent, et ça finit par lâcher à un moment.
Notre verdict IKEA : oui pour détourner un composant malin (évier, plan de travail), non pour la structure des meubles. Le van bouge en permanence, et un caisson pas conçu pour ça te le fera payer.
Fabriquer soi-même : ce que ça change vraiment
Construire toi-même, c’est plus long et plus technique, on ne va pas te mentir (on s’est arraché les cheveux plus d’une fois). Mais ça change trois choses fondamentales. Chaque centimètre est pensé pour ton van et ton usage. Tes meubles épousent les arrondis parfaitement (si tu prends bien ton temps). Et tu gardes le contrôle total sur le poids, ce qui n’est pas un détail quand on parle de charge utile et d’homologation (on y revient plus bas).
Le piège, on le connaît par cœur pour être tombés dedans : si tu prépares mal tes découpes, tu dois réajuster en boucle (et c’est casse-pied). Tu démontes, tu remesures, tu recoupes. On te raconte tout ça juste après.
Les 2 méthodes pour construire ses meubles de fourgon
Quand on parle de fabriquer soi-même, il y a en gros deux écoles. On a essayé les deux méthodes, sur des vans différents. Voici ce que ça donne en vrai.
Méthode 1 : le bois contre bois en contreplaqué épais
Le principe est simple : tu utilises des panneaux de bois épais que tu visses (et souvent colles) directement entre eux. Le panneau est la structure. En gros, oui, ça ressemble à un meuble IKEA mais en plus adapté. C’est costaud, tolérant et facile à concevoir quand on débute, parce qu’il y a moins de pièces à coordonner.
C’est ce qu’on a fait sur Stuart, notre Jumpy (deuxième fourgon aménagé). On avait récupéré des planches de pin de l’ancien aménagement du van, alors on les a réutilisées, vissées bois à bois. Autant être transparents : ce n’était pas un choix technique réfléchi, c’était de la récup (parce que disons-le, on était pauvres et on allait pas gaspiller tout ce bois). Et comme il s’agissait seulement d’une banquette en U et d’un micro meuble de cuisine, le poids restait raisonnable sur ce fourgon.
Sur un petit setup, cette méthode fait très bien le job.
Méthode 2 : l'ossature tasseaux + contreplaqué fin (notre choix pour le poids, et nos galères)
Là, tu construis d’abord un squelette en tasseaux, que tu habilles ensuite avec du contreplaqué fin. Tu gagnes en épaisseur de bois un peu partout, donc c’est beaucoup plus léger. Sur Bobby, notre L3H2 qui est devenu notre maison pour un an, c’est la méthode qu’on a choisie, avec du contreplaqué de 8 mm sur ossature en tasseaux. L’objectif était clair : alléger l’aménagement au maximum. C’était notre premier fourgon, et niveau poids, on savait pas trop à quoi s’attendre.
Sauf qu’on a fait une vraie erreur, et je te la donne ici pour t’éviter les galères. On n’a pas assez pensé la structure finale du meuble AVANT de la monter. Résultat : on a dû rajouter des tasseaux après coup, une fois qu’il fallait fixer les tiroirs et les charnières des portes de placard. Et nos tasseaux étaient parfois trop fins par rapport à la taille des charnières et des trous à percer pour les visser. Autant te dire qu’on a passé deux fois plus de temps sur ces meubles que ce qu’on aurait pu faire si on avait vraiment réfléchi avant. On s’en est sortis en adaptant au fur et à mesure, en étant patient (c’est pas ma force, crois-moi) mais on aurait pu tout préparer bien mieux.
La leçon Bobby : l’ossature légère est géniale pour le poids, mais elle exige de tout penser avant. Où viennent les charnières ? Les glissières de tiroir ? Les points de vis ? Chaque tasseau qui va recevoir de la quincaillerie doit être dimensionné pour ça dès le départ.
On a tellement aimé faire nos meubles avec cette méthode, qu’on a fabriqué nos toilettes sèches de la même façon.
Quelle méthode pour quel usage ?
Bon, je vais pas te faire une notation sur 5 mais voici comment choisir, avec le recul de ces deux méthodes (répétées sur d’autres fourgons).
- Le bois contre bois : solide, tolérant et plus facile à mettre en place. Par contre, c’est plus lourd. Idéal pour un petit van, de la récup, ou si tu débutes et que tu veux du simple qui tient.
- L’ossature + CP fin : léger, propre, parfait pour un gros aménagement où chaque kilo compte (typiquement un L3H2 habité à l’année). Mais ça demande une prépa millimétrée et des plans dessiné en amont.
Retrouve ces deux méthodes dans nos vidéos d’aménagement de fourgon ci-dessous.
Quel bois choisir pour des meubles de van légers et solides ?
On va commencer par une confession, pour t’éviter encore une fois les mauvaises surprises. On a fait au plus cheap : du contreplaqué basique en 8 mm sur Bobby, du pin de récup sur Stuart. Et franchement, ce n’est pas ce qu’on te conseille.
Pourquoi ? Parce qu’à force, le contreplaqué 8 mm a commencé à se voiler. Entre sa finesse et l’humidité ambiante d’un fourgon dans lequel on a vécu un an, le bois a travaillé. Et c’est une vérité qu’on aurait dû prendre plus au sérieux dès le début : le bois, ça bouge. Toujours. Alors voici ce qu’on te conseille de regarder avant de te lancer dans la fabrication de tes meubles.
Okoumé, peuplier, 3 plis, Queenply : le comparatif poids / prix / solidité
Chaque bois a sa logique. Il n’y en a pas un « meilleur » dans l’absolu, mais il y en a un adapté à chaque endroit du meuble.
Le Queenply : le contreplaqué qui change la donne côté poids
Si tu es prêt à mettre le prix pour gratter des kilos, il y a un nom à retenir : le Queenply. C’est un contreplaqué peuplier ultra-léger, livré déjà recouvert d’un stratifié HPL sur une ou deux faces.
C’est clairement un très bon matériau pour ton fourgon si tu as le budget: moins de poids sur ta charge utile, une finition propre et une résistante à l’eau directe. Il existe en plusieurs épaisseurs, dont un 4,6 mm parfait pour les habillages de parois et de plafond.
Le revers de la médaille : c’est plus cher que du peuplier de grande surface, et comme tout panneau déjà stratifié, il est un peu moins souple à travailler pour épouser finement les arrondis d’un fourgon (là où un contreplaqué fin sur ossature te laisse plus de liberté).
Quelle épaisseur à quel endroit du meuble ?
Parlons un peu solidité des meubles :
- Habillage sur ossature : du 5 à 8 mm suffit, à condition que l’ossature porte vraiment la charge. Mais dès qu’une zone reçoit une charnière ou une glissière, prévois plus épais ou double le tasseau derrière.
- Bois contre bois : là le panneau porte, donc pars sur du 12, 15 ou 18 mm selon la sollicitation.
- Façades de tiroirs et portes : surtout pas trop fin. On te le dit parce qu’on s’est plantés. Vise du 12 à 15 mm, dur un bois de bonne qualité.
- Plans de travail : 18 mm minimum, dans un bois solide. C’est la zone qui morfle le plus.
Un mot sur notre système de façades, parce que c’est typiquement le truc qu’on ne referait pas. On avait découpé nos façades de placard et de tiroir directement dans le contreplaqué de façade de 8 mm, et elles s’inséraient à l’intérieur du meuble (encastrées, pas des portes posées par-dessus). On avait choisi ce système notamment pour installer des boutons poussoirs de camping-car (ces boutons qui maintiennent les portes fermées quand tu roules). Sur le papier, c’était propre, mais en vrai, on a galéré avec le 8 mm, bien trop fin pour ce montage. Clairement, on ne le referait pas. A la place, on prendrait du contreplaqué plus épais, ne serait-ce que pour éviter que ça se voile avec le temps et l’humidité.
L'habillage en contreplaqué : la finition qui change tout
L’habillage, c’est la partie visible de ton van : les façades, les parois cosy que tu vois au quotidien. Souvent du contreplaqué fin collé sur l’isolation ou l’ossature. Voici deux conseils pour t’aider.
- Un : pense à la finition (une huile ou un vernis adapté), parce que le bois brut dans un environnement humide, il n’aime pas ça longtemps.
- Deux : le choix esthétique du placage se décide en même temps que l’isolation, pas après.
On avait opté pour des lames de lambris blanc en MDF, c’était assez léger dans l’ensemble et la finition était top. Par contre, el revêtement blanc craignait un poil l’humidité.
Si tu veux en savoir plus sur la partir isolation, viens lire cet article. On a également décortiqué en détail l’isolation à l’Armaflex et tu peux lire ce guide ici.
D’ailleurs, un des matériaux les mieux pour isoler son van et éviter que tout moisisse à cause de l’humidité ambiante, c’est l’Armaflex.
Tu peux en trouver à un bon prix sur le site Vancore. On leur fait totalement confiance. Ils sont de bons conseils et leur matériaux sont de qualité.
Épouser les formes arrondies du fourgon : la technique du gabarit carton
Voici le secret le moins glamour et le plus efficace de tout l’aménagement. Dans un fourgon, aucune paroi n’est droite (dommage !). Si tu découpes ton bois « à peu près », tu auras des vides partout. La solution tient dans un mot : le gabarit (c’est tout pour moi, merci, au revoir).
Non, concrètement, voici quelques conseils pour t’aider à faire tes gabarits
Faire son gabarit carton, étape par étape
- Récupère du carton rigide (les cartons de tes colis sont parfaits et gratuits).
- Plaque-le contre la paroi et reporte la courbe au crayon, au plus près de la tôle.
- Recoupe le carton petit à petit, en le replaçant à chaque fois, jusqu’à ce qu’il épouse parfaitement la forme.
- Reporte le gabarit sur ton bois et trace.
- Découpe, puis ajuste les derniers millimètres à la ponceuse.
Alors oui, ça prend un peu de temps sur le moment, mais ça t’en fait gagner énormément ensuite (et ça t’évite de gâcher un panneau de bois entier sur une mauvaise coupe).
Avant de t’attaquer aux meubles, il faut avoir bien imaginé tes plans. On détaille exactement comment on a dessiné les nôtres sur un tableur Excel dans notre article sur le plan d’aménagement du L3H2.
Comment fixer ses meubles pour qu'ils tiennent en roulant ?
Scoop : Un meuble de van, ce n’est pas un meuble de maison. Il encaisse des freinages, des virages, des pistes défoncées, il résiste à des températures extrêmes et à une humidité élevée. Si tu fais une fixation approximative, tu auras du bruit (le couic-couic bien pénible quand tu roules), du jeu, puis de la casse. Bien fixer tes meubles dans ton van c’est non négociable.
Pour ce qui est de la fixation des bois entre eux, tu as plusieurs options :
- Visser : c’est costaud, mais si tu veux un esthétique irréprochable, tu devras t’armer de partience et de pâte à bois pour tout recouvrir
- Clouer : Bonne méthode avec un compresseur. C’est facile et rapide et ça laisse moins de trace sur le bois qu’une vis.
- Coller : dans les deux autres cas ci-dessus, ton meilleur allié sera la colle à bois. On dirait pas comme ça mais cette colle est ultra résistante et indispensables si tu veux des meubles costauds. Par contre, je ne te conseillerais pas de seulement coller.
Fixation à la tôle et tasseaux de rappel
L’idée générale c’est de ne jamais faire reposer tout un meuble sur un seul point. Il faut multiplier les points de fixation, t’appuyer sur les renforts existants de la caisse, utiliser des tasseaux de rappel qui répartissent les efforts entre le meuble et la tôle. Plus la charge est distribuée, moins ça travaille à un seul endroit.
Si tu anticipes tout bien avant de démarré ton aménagement, tu pourras prévoir de fixer tes tasseaux qui serviront de support à tes meubles et parois directement dans les renforts de ton van (et ça, c’est le top !).
Répartition du poids et homologation VASP
Le poids de tes meubles compte deux fois. D’abord pour ta charge utile : chaque kilo de meuble, c’est un kilo en moins pour ton eau, ton matériel, tes affaires et toi. Ensuite pour l’homologation (et ta sécurité). La répartition des charges fait partie du dossier RTI (on s’est nous-mêmes cassé la tête dessus des heures). Des meubles mal répartis peuvent te déséquilibrer le véhicule et te compliquer le passage à la DREAL et la conduite sur la route.
C’est toute la logique derrière notre choix d’alléger sur Bobby.
On détaille les étapes de l’homologation VASP et la répartition des charges dans notre guide complet de l’aménagement.
La cuisine : le meuble le plus technique du van
Si tu ne devais galérer que sur un meuble, ce serait celui-là. La cuisine cumule tout : le bois, l’eau, parfois le gaz, parfois l’électricité et le frigo. C’est le meuble le plus dense de ton van.
Intégrer l'évier, le frigo et le circuit d'eau
Sur Bobby, notre cuisine tenait sur l’essentiel : une plaque de cuisson 2 feux, un évier plutôt grand (l’évier IKEA dont on te parlait), et un vrai espace de plan de travail au milieu. Ce plan de travail, c’était non négociable pour nous qui adorons cuisiner. La fierté de ce meuble, c’était un tiroir type casserolier : parfait pour ranger tous les gros ustensiles de cuisine, les casseroles, les poêles. Une des meilleures idées de tout l’aménagement (tu nous entendras dire ça pour chacune des idées de l’aménagement…).
Sous l’évier, tu vas devoir loger ton circuit d’eau (cuves, pompe, plomberie). C’est un poste à part entière, qu’il vaut mieux penser en même temps que le meuble et pas après.
Tout le détail de notre circuit d’eau (cuves propres et sales, pompe, plomberie) est dans notre article dédié.
Côté frigo : nous, on a vécu un an entier sans frigo dans Bobby (la livraison ne s’est jamais faite, et au final on a très bien vécu sans). Mais si tu en intègres un, c’est dans ce meuble que ça se joue, avec la ventilation et la conso élec à anticiper.
De manière générale, essaie d’anticiper les éléments que tu vas vouloir intégrer dans tes meubles. Parce que si tu construis un meuble de 40cm de profondeur mais que ton four frigo ou évier fait plus de 50cm, tu vas avoir un petit problème.
Nos erreurs et ce qu'on referait
On en a un peu parlé tout au long de l’article, mais laisse-moi t’en faire un paragraphe dédié. Notre erreur numéro un sur les meubles, c’est de ne pas avoir assez pensé les tiroirs et les placards en amont. On a monté une structure, puis on a réajusté au fur et à mesure : tasseaux rajoutés, charnières à rattraper, façades trop fines. Rien de dramatique en soit. Tout a tenu, mais c’est du temps perdu (et des cheveux).
Ce qu’on referait, concrètement : un plan de meuble détaillé AVANT de couper quoi que ce soit, avec l’emplacement exact des glissières, des charnières et des points de vis. Et du contreplaqué plus épais pour les façades.
Meubles de van : combien de temps, combien ça coûte ?
Pour être honnête, c’est la partie que tu as hâte de voir arriver, mais quand t’y es, c’est bien plus long que ce que tu ne crois. Comme tout dans l’aménagement d’un van, fabriquer ses meubles prend toujours plus de temps que prévu, surtout si tu bricoles pour la première fois. Entre le fait de créer tes gabarits, les découpes, les ajustements et la quincaillerie à aller acheter (oui parce qu’il manque toujours quelque chose), chaque réalisation de meuble peut te prendre plusieurs jours.
Côté budget, faire soi-même reste nettement moins cher qu’un kit ou du sur-mesure d’atelier. Mais attention aux faux calcul qu’on a fait : le bois le moins cher n’est pas une économie s’il se voile au bout d’un an et qu’il faut le reprendre. Mieux vaut mettre quelques euros de plus dans un contreplaqué correct dès le départ.
Pour le budget global de l’aménagement (isolation, élec, eau, meubles), on a tout chiffré dans notre article dédié au prix d’un aménagement de van.
Par où commencer les meubles dans ton van ?
Si tu ne dois retenir que l’essentiel, commence par ton plan détaillé sur le papier et attaque ensuite avec la réalisation de gabarits en carton. Choisis ta méthode selon ton projet (ossature légère si le poids compte et que tu prépares bien, bois contre bois si tu veux du simple et tolérant). Ne prends pas trop fin pour tes façades, et surtout, pense l’emplacement de tes charnières, glissières et points de vis AVANT de monter quoi que ce soit.
Et toi, t’en es où dans tes meubles ? Tu pars sur du kit, du DIY, ou tu hésites encore entre les deux méthodes ? Raconte-nous en commentaire, on répond à tout le monde. Et si t’as déjà construit tes meubles, balance tes galères, ça aidera les prochains 😊
Un van, ça se construit deux fois : une fois dans ta tête, une fois avec tes mains (best citation ever).
A bientôt sur les routes ! Et n’oublie pas, le bonheur n’est pas une destination, c’est une façon de voyager.
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