Tu as réfléchi à ton circuit gaz pendant des heures, tu as peut-être déjà tout installé proprement, et là une seule question tourne en boucle : est-ce que ça va passer le contrôle ? Le refus d’homologation, la contre-visite à repayer et l’assurance qui pourrait te lâcher en cas de pépin… Le genre de trouille qui t’empêche de dormir avant le grand jour du contrôle et honnêtement, pour être passés par là, on te comprend.
Le sujet de la réglementation gaz en camping-car ou en van est un nid à infos contradictoires. Chacun te décrit sa version des faits et son interprétation des normes et en plus, chaque année tu trouves des sons de cloche différents. Un blog te dit que les bouteilles de 13 kg sont interdites, un autre te jure le contraire et tu te retrouves encore plus perdu qu’avant (super !). Notre objectif ici : te partager toutes nos recherches, trier les vraies infos des interprétations, et te montrer ce que le contrôleur regarde réellement le jour J, pour t’aider à bien dormir avant ton contrôle de certification gaz.
Petite précision avant de commencer : cet article ne parle pas du choix de ta bouteille (butane, propane, format, autonomie). Ça, c’est le sujet de notre article quelle bouteille choisir. Ici, je te détaille une seule chose : comment installer ton gaz pour être en règle.
Voilà ce qu’on déroule, point par point :
📋 La différence entre une norme et une loi
📦 Le caisson à gaz : la première chose que le contrôleur inspecte
🌬️ La ventilation permanente de l’habitacle : le point important à vérifier
🔧 Le détendeur, la lyre et la tuyauterie : les pièces normées non négociables
🧪 Le fameux test d’étanchéité qui bloque tant d’homologations
✅ Le contrôle VASP : qui le fait, combien ça coûte, et le piège de la contre-visite
🔄 Ce qui a vraiment changé sur les contrôles gaz en 2026
Sommaire
- Loi ou norme : qu'est-ce qui encadre vraiment le gaz en camping-car
- Norme NF EN 1949 : pourquoi elle t'engage autant qu'une loi
- Les 3 normes à connaître pour ton gaz : EN 1949, EN 721 et EN 1646-1
- Le caisson à gaz : la première chose que le contrôleur inspecte
- Les règles du coffre à gaz : étanche vers l'habitacle, ventilé vers le bas
- Butane, propane ou GPL : qu'est-ce que ça change pour ton installation ?
- Caisson à accès intérieur ou extérieur : la distinction qui décide de tout
- La ventilation permanente de l'habitacle : l'aération de sécurité à ne pas oublier
- Quelle surface d'aération selon la taille de ton van ?
- L'erreur à ne pas faire : obstruer une aération
- Détendeur, lyre et tuyauterie : les pièces normées non négociables
- Le détendeur 30 mbar conforme à la norme EN 16129
- La lyre : longueur, emplacement et date de péremption
- La tuyauterie : cuivre rigide, raccords mécaniques et robinets d'arrêt
- Le test d'étanchéité gaz : l'étape redoutée de la certification gaz
- Comment se déroule un test d'étanchéité à 150 mbar ?
- Faut-il une attestation d'étanchéité avant le rendez-vous ?
- Les étiquettes gaz obligatoires
- Contrôle gaz VASP : qui le réalise et combien ça coûte en 2026 ?
- Pourquoi même un van 100 % électrique doit passer le contrôle « gaz »
- Prix, durée et validité du certificat de conformité gaz
- Réglementation gaz 2026 : ce qui a changé (et ce qui n'est qu'une rumeur)
- EN 1949 version 2021 : les seules vraies évolutions
- Bouteille de 13 kg interdite en camping-car ? La vraie réponse en 2026
- Résumé de la réglementation gaz : ta checklist avant le jour du contrôle
Loi ou norme : qu'est-ce qui encadre vraiment le gaz en camping-car
La première chose à comprendre (et c’est assez simple, tu verras), c’est qu’en France, il n’existe pas de loi qui interdit telle ou telle bouteille de gaz dans un véhicule aménagé. Ce qui encadre ton installation, c’est une norme : la NF EN 1949 (c’est celle-là qui fait le plus débat dans la communauté). Elle fixe les règles d’installation des systèmes GPL dans les véhicules de loisirs. Bref, il y a une nuance entre norme et loi, laisse-moi t’expliquer.
Norme NF EN 1949 : pourquoi elle t'engage autant qu'une loi
Une norme, en soi, ce n’est pas obligatoire. Mais elle le devient dans deux cas.
- Premier cas : quand un texte officiel la cite. Et c’est exactement ce qui se passe pour le VASP, puisque ton dossier d’homologation (le RTI) exige la conformité à la NF EN 1949.
- Deuxième cas : ton contrat d’assurance. Si ton installation gaz n’est pas conforme et qu’elle est à l’origine d’un sinistre, ton assureur peut parfaitement refuser de t’indemniser. Voilà pourquoi une « simple norme » a un poids très concret dans la vraie vie.
Les 3 normes à connaître pour ton gaz : EN 1949, EN 721 et EN 1646-1
Quand on parle réglementation gaz et homologation, trois normes reviennent en boucle :
- NF EN 1949 : l’installation du système GPL (caisson, tuyauterie, détendeur, robinets).
- NF EN 721 : la ventilation de sécurité du véhicule.
- NF EN 1646-1 : les exigences d’habitabilité et de sécurité de l’espace de vie.
Le contrôle dit « gaz » couvre en réalité les deux premières. La troisième, c’est la DREAL qui la vérifie ensuite (mais ça, on y revient plus bas).
Le caisson à gaz : la première chose que le contrôleur inspecte
Les règles du coffre à gaz : étanche vers l'habitacle, ventilé vers le bas
Le caisson à gaz (ou coffre à gaz), c’est le compartiment qui abrite ta bouteille (jusque-là, ça va). Et la règle de base tient en une phrase : l’air doit pouvoir sortir vers l’extérieur, mais rien ne doit pouvoir entrer côté habitacle. En clair, le caisson est étanche vers l’intérieur du van, et ventilé vers le bas (via une grille d’aération), vers l’extérieur du fourgon. Pourquoi vers le bas ? Parce que le GPL est plus lourd que l’air : en cas de fuite, il descend et s’évacue par le plancher au lieu de s’accumuler chez toi.
Voici quelques règles que le contrôleur vérifie systématiquement :
- Aucun équipement électrique dans le caisson, sauf du matériel certifié de gestion du gaz. Pas de batterie et surtout pas de connexion à nu.
- La bouteille est fixée verticalement en deux points : un calage en bas et une sangle en haut. Pas de tendeur, pas de corde et rien qui se desserre au premier freinage.
- L’ouverture du caisson se fait sans outil. En cas d’urgence, tu dois pouvoir couper le gaz rapidement.
En ce qui concerne le format de la bouteille selon le type d’accès au caisson : On le garde pour un peu plus loin, parce que ça mérite d’être détaillé.
Butane, propane ou GPL : qu'est-ce que ça change pour ton installation ?
Avant d’aller plus loin, je te refais un rapide point de vocabulaire. GPL veut dire gaz de pétrole liquéfié : c’est la famille des gaz qui nous intéressent ici. Le butane comme le propane en font partie tous les deux. Concrètement, pour alimenter ton van, tu as trois cas de figure :
- Une bouteille de butane que tu échanges en magasin.
- Une bouteille de propane que tu échanges en magasin.
- Une bouteille ou un réservoir GPL rechargeable, que tu remplis directement à la pompe dans une station GPL.
Bonne nouvelle : les règles d’installation dont on parle ici (caisson, détendeur, lyre, test d’étanchéité) sont les mêmes dans les trois cas (et heureusement, parce que c’est déjà assez compliqué comme ça).
La norme EN 1949 ne te dit pas de choisir telle marque ou telle couleur de bouteille. Elle encadre simplement l’installation de ton circuit de gaz. Ce qui change vraiment d’un gaz à l’autre, c’est surtout : où tu as le droit de poser ta bouteille. Le choix du gaz lui-même (autonomie, tenue au froid, prix, échange à l’étranger), c’est tout un sujet qu’on te détaille ici.
Côté emplacement, la règle de base ne bouge pas : le caisson reste étanche vers l’habitacle et ventilé vers le bas, vers l’extérieur, quel que soit le gaz. À partir de là, deux cas :
- Le propane : il monte plus en pression, surtout quand il fait chaud. En pratique, on le place dans un caisson à accès extérieur (mais pas obligatoire), et on évite de le stocker dans l’habitacle. Son gros atout : il continue de fonctionner par grand froid.
- Le butane : il peut être installé dans un placard intérieur correctement ventilé. Son défaut : il devient capricieux dès qu’il fait froid, autour de 5°C il commence à faiblir.
Et le détendeur dans tout ça ? Tu utilises un détendeur 30 mbar, point barre. Si tu veux des exemples, tu peux retrouver les modèles proposés par notre partenaire Vancore qui respectent tous les critères de l’homologation.
Caisson à accès intérieur ou extérieur : la distinction qui décide de tout
Voilà le point qui te torture très certainement le cerveau (et je me suis aussi arrachée les cheveux pour bien tout comprendre). Un caisson peut être conçu de deux façons :
- Accès extérieur : tu ouvres une trappe depuis l’extérieur du véhicule pour accéder à la bouteille.
- Accès intérieur : la bouteille est accessible depuis l’intérieur, via une porte ou une trappe étanche.
Ce choix n’est pas qu’une histoire de praticité. Il change les règles qui s’appliquent à ton caisson : c’est-à-dire le format maximum de bouteille autorisé, et le type de ventilation exigé. Je te parle plus bas dans cet article de la bouteille de 13 kg et de ce qui est autorisé ou non en 2026.
Pour l’accès intérieur, retiens déjà une chose : Il faut un rebord relevé d’au moins 50 mm au bas de l’ouverture de ton caisson, pour que les gaz lourds s’échappent par les aérations basses plutôt que par la porte (même si ta porte est censée être bien étanche).
Note en 2026 : Les caissons dont l’ouverture se trouve directement collée aux portes arrières sont considérés comme ayant un accès intérieur. Je sais c’est un peu débile sachant que si tu n’ouvres pas les portes de ton van, tu ne peux pas ouvrir la porte de ton coffre à gaz et donc il n’est pas accessible par l’intérieur. Mais dans le principe, s’il y a une fuite de ta bouteille et au niveau de ta porte (déjà t’as pas de chance), mais surtout, tout le gaz s’évacue effectivement à l’intérieur de ton van, puisque la trappe de visite ne donne pas directement sur l’extérieur.
La ventilation permanente de l'habitacle : l'aération de sécurité à ne pas oublier
Attention, ne confonds pas les deux. Il y a la ventilation du caisson à gaz, dont on vient de parler, et il y a une autre aération, totalement distincte : la ventilation permanente de ta partie habitable. Celle-là aussi est vérfiée, et c’est d’ailleurs un des points les plus contrôlés.
Voici le principe : ton espace de vie doit disposer d’ouvertures d’aération permanentes, une haute et une basse, qui ne se ferment jamais. Le but, c’est d’éviter l’accumulation de gaz et le risque d’asphyxie, par exemple quand un appareil tourne ou en cas de fuite. C’est la norme NF EN 721 qui encadre ça, et la surface exigée dépend du gabarit de ton véhicule. En bref, cette norme sert à garantir ta sécurité dans ton van.
Quelle surface d'aération selon la taille de ton van ?
La surface d’aération à prévoir ne dépend pas de « gaz ou pas gaz », mais de la présence d’un appareil non étanche à bord. Un appareil non étanche, c’est un appareil qui prend son air de combustion dans l’habitacle et y rejette ses fumées (comme par exemple, une plaque de cuisson gaz). À l’inverse, un chauffage diesel ou un appareil gaz à ventouse, qui évacuent vers l’extérieur, sont étanches.
Si tu n’as aucun appareil non étanche (cuisine tout électrique, et chauffage/chauffe-eau étanches ou diesel), les exigences en termes d’aération permanente sont plus faibles que si tu as un appareil non étanche dans ton van.
Pour savoir la surface d’aération dont tu as besoin, il te faut d’abord calculer la surface projetée de ton van. Ne t’inquiète pas, c’est un calcul tout simple :
Surface projetée du véhicule = longueur totale du véhicule × largeur totale du véhicule
Tous les lanterneaux proposés chez Vancore sont de qualités et tu peux en trouver avec ou sans aérations permanentes. Si tu m’as bien lue jusqu’ici, tu préfèreras opter pour un lanterneau à aération permanente pour t’éviter de rajouter des grilles un peu partout sur ta carrosserie.
Sur leur boutique en ligne, tu peux trouver des lanterneaux de toutes tailles et pour tous les budgets.
L'erreur à ne pas faire : obstruer une aération
L’erreur la plus bête, et pourtant la plus fréquente, c’est d’obstruer une aération. Et ça vaut pour le caisson comme pour l’habitacle. Si ta bouteille bouche la grille basse de ton caisson, la surface de passage d’air n’est plus respectée, et ça, ça ne passe pas. Pareil si tu colles un meuble devant une aération de sécurité. Par principe (et par logique), une aération doit rester dégagée tout le temps.
Détendeur, lyre et tuyauterie : les pièces normées non négociables
Le détendeur 30 mbar conforme à la norme EN 16129
C’est une des pièces que le contrôleur regarde de près, alors autant ne pas se planter. Voilà ce qu’on attend du détendeur:
- Une pression fixe de 30 mbar, qui est la norme européenne pour les véhicules de loisirs.
- Une conformité à la norme EN 16129 (souvent indiquée « annexe D » pour le camping-car et la caravane).
- Un modèle fixe, installé dans le caisson, au-dessus du robinet de la bouteille, avec une prise de test à proximité.
Pour ton circuit gaz, nous te conseillons le détendeur 30mbar de la marque Favex. Il respecte la norme EN 16129 pour le passage VASP et dispose de la prise de test d’étanchéité. Le tout à un prix très accessible. Tu peux choisir entre le modèle pour tuyau de 8mm ou pour tuyau de 10mm selon ce que tu as prévu pour la partie fixe de ton installation gaz.
La lyre : longueur, emplacement et date de péremption
La lyre, c’est le flexible haute pression entre la bouteille et le détendeur. Tu dois la placer obligatoirement à l’intérieur du caisson. Elle doit faire entre 30 et 45 cm en général et jusqu’à 75 cm si tu as un compartiment à tiroir.
Attention à un petit détail : La lyre a une date de péremption (en général 5 ans). Et une lyre périmée, c’est un motif de contre-visite (un peu bête). Bref, avant ton passage, vérifie la date de ta lyre. Si tu optes pour une lyre en inox, alors dans ce cas, elle n’a pas de date de péremption mais est bien plus chère à l’achat.
Pour ton circuit gaz, nous te recommandons la lyre haute pression de la marque Truma. Celle-ci est dotée d’une sécurité de rupture SBS intégrée qui bloque le gaz automatiquement en cas de fuite. Une assurance supplémentaire pour rester en sécurité dans ton véhicule ! Cette lyre doit être remplacée tous les 5 ans. Notez bien la date de pose sur la lyre ou dans votre carnet d’entretient pour anticiper son remplacement.
La tuyauterie : cuivre rigide, raccords mécaniques et robinets d'arrêt
Pour tout le reste du circuit, hors caisson, on passe sur du tuyau rigide. En général, ce sera avec du cuivre recuit (ou écroui). Si tu prévois de mettre un tuyau souple avec un collier serflex, laisse tomber, ça ne passera pas. Les raccords doivent être mécaniques et étanches, et le tuyau est fixé régulièrement le long de son parcours (tous les 50 cm environ pour le cuivre).
Un dernier point que le contrôleur vérifie, c’est le robinet d’arrêt général. Il doit être facilement accessible, et tu dois avoir un robinet d’arrêt par appareil (plaque, chauffage, chauffe-eau, frigo) en plus. En cas de souci sur un équipement, tu dois pouvoir l’isoler sans couper toute l’installation.
Le test d'étanchéité gaz : l'étape redoutée de la certification gaz
Comment se déroule un test d'étanchéité à 150 mbar ?
Ah, ce fameux contrôle qui fait stresser tout le monde ! C’est cette étape qui valide que ton circuit ne fuit nulle part.
Comment ça fonctionne ? On met ton installation sous pression, à 150 mbar, et la pression doit rester parfaitement stable, sans la moindre chute au manomètre. Le test se branche sur la prise de test de ton circuit, entre le détendeur et tes appareils (d’où l’intérêt d’avoir prévu cette prise de test dès le montage).
En pratique, ça varie selon le technicien qui te contrôle : certains mettent vraiment le circuit sous pression au manomètre, d’autres se contentent de vérifier chaque raccord au détecteur de fuite (avec un peu d’eau savonneuse). Dans tous les cas, l’exigence est la même : il ne faut aucune fuite sur ton circuit !
Faut-il une attestation d'étanchéité avant le rendez-vous ?
Mais alors, faut-il une attestation d’étanchéité faite par un pro avant le rendez-vous ? Là encore, ça dépend de l’organisme, et même du technicien. Chez Veritas, on te la demandera plutôt en amont.
Chez Qualigaz Evonia, c’est souvent le technicien lui-même qui teste et atteste le jour J, sans attestation préalable. Mais ce n’est pas une règle absolue, ça peut changer d’une région à l’autre. La meilleure solution quand tu ne sais pas à quoi t’attendre, c’est d’appeler ton organisme avant et lui poser la question directement. Tu peux aussi faire réaliser ce test en amont dans un atelier camping-car (souvent 30 à 40 €), et tu repars avec une attestation utile pour Veritas.
Les étiquettes gaz obligatoires
Ça peut paraître anecdotique, et pourtant plusieurs étiquettes doivent être en place dans ton fourgon aménagé.
Sur le caisson :
- Une mention « compartiment gaz » sur la porte.
- À l’intérieur, une consigne « lire les instructions » (avant changement de bouteille), avec le pictogramme livre + bouteille.
- Près du détendeur, le type de gaz et la pression (« propane 30 mbar » ou « butane 30 mbar »).
- Une étiquette « ne pas obstruer la ventilation de sécurité » près de l’aération du caisson.
Sur le circuit :
- Chaque robinet d’arrêt identifié par l’appareil qu’il commande (cuisson, chauffage, chauffe-eau, frigo).
Dans l’habitacle :
- Une étiquette « ne pas obstruer la ventilation de sécurité » sur l’aération haute et sur l’aération basse.
- Les consignes de sécurité, bien visibles (pas au fin fond d’un placard blindé). Selon la région, un second « lire les instructions » peut être demandé ici.
À l’extérieur (seulement si tu as une installation GPL rechargeable) :
- Près de l’orifice de remplissage, une étiquette rappelant de couper les appareils pendant le remplissage.
Bon à savoir : la liste exacte varie un peu selon la région et le contrôleur. Il arrive en général que ce soit lui qui te fournisse les consignes et les étiquettes importantes le jour J.
Pense à des étiquettes durables (le guide AFNOR demande des titres en rouge d’au moins 6 mm et du texte en noir d’au moins 3 mm).
Contrôle gaz VASP : qui le réalise et combien ça coûte en 2026 ?
Pourquoi même un van 100 % électrique doit passer le contrôle « gaz »
Voilà une idée reçue assez tenace quand on parle de VASP : « pas de cuisine gaz, pas de contrôle. » C’est totalement faux (sorry !). Même un van 100 % électrique doit passer ce contrôle. Pourquoi ? Parce que sous son nom trompeur, le contrôle « gaz » vérifie aussi la ventilation de sécurité (NF EN 721) et les issues de secours (NF EN 1646), comme je t’en ai parlé plus haut. Que tu sois au gaz, au diesel ou au tout électrique, ce contrôle est obligatoire pour que ton dossier VASP soit recevable.
Par contre, le VASP exige une cuisine fixe : un petit réchaud à cartouche ne rentre pas dans ce cas là et donc ne sera pas accepté.
Prix, durée et validité du certificat de conformité gaz
Bon, on l’a vu, le contrôle est réalisé par un organisme agréé, Qualigaz Evonia ou Bureau Veritas, et non par la DREAL. Compte entre 1 et 2 heures sur place, et un budget autour de 250 à 400 € selon l’organisme et la région (en pratique, beaucoup de retours tournent autour de 360 €). Tu peux également faire venir le contrôleur directement chez toi mais il faudra payer un peu plus cher. À l’issue de ce contrôle, tu reçois un certificat de conformité à joindre à ton dossier RTI.
La bonne nouvelle, c’est que ce certificat est valable à vie, tant que tu ne modifies pas ton installation. Par contre, si tu fais des modifications de ton circuit gaz, il faudra passer un nouveau test.
Si tu te fais recaler sur un détail (et ça arrive), la contre-visite devra être repassée dans les jours qui suivent (selon la disponibilité du contrôleur) et est payante, je préfère te prévenir.
Notre choix pour le contrôle gaz :
Nous avons fait confiance à Qualigaz Evonia et nous avons toujours recommandé cet organisme pour passer la certification gaz. Honnêtement, nous ne regrettons pas notre choix. Déjà, tout est dit dans leur nom! Ce sont les spécialistes de l’expertise de la conformité gaz et avec la recrudescence des demandes pour les vans aménagés, on peut dire qu’ils commencent à être habitués à ce genre de contrôle.
Ils ont été disponibles par téléphone quand nous en avons eu besoin et il sont légèrement moins cher que les Bureaux Véritas. Nous nous sommes servis de leur ressources pour les étiquettes obligatoires dans le fourgon et le contrôle avec eux s’est super bien déroulé.
Le petit plus, c’est qu’un jour, ils nous ont contacté pour utiliser une de nos vidéos Youtube sur l’homologation, pour la partager sur leur page de certification van.
D’ailleurs si tu veux la voir pour savoir ce qui a été vérifié en détail pendant le contrôle de notre premier fourgon, tu peux la visualiser juste en dessous.
Réglementation gaz 2026 : ce qui a changé (et ce qui n'est qu'une rumeur)
Mettons les choses au clair sur le « 2026 ». Il n’y a pas eu de big bang réglementaire cette année sur la certification gaz pour les vans. La version qui s’applique aujourd’hui, c’est encore l’EN 1949 de décembre 2021, qui a remplacé la version de juin 2013.
Mais il est vrai que le passage de l’une à l’autre a été un peu flou côté dates, selon les régions et organismes, mais en 2026 c’est bien la mouture 2021 qui sert de référence aux contrôleurs.
EN 1949 version 2021 : les seules vraies évolutions
Voici ce qui a effectivement bougé :
- Le test d’étanchéité, qui s’est généralisé comme étape de contrôle : il existait avant mais aujourd’hui c’est presque inévitable.
- Et surtout, le seuil de la capacité de la bouteille abaissé pour les caissons à accès intérieur, qui nous amène au sujet qui fait débat.
Bouteille de 13 kg interdite en camping-car ? La vraie réponse en 2026
Tu as forcément lu tout et son contraire. Certains affirment que toutes les tailles de bouteilles passent dans un van, et d’autres jurent que les 13 kg ne peuvent plus être installées. En réalité, les deux se trompent : laisse-moi t’expliquer pourquoi.
Le texte intégral de la norme est payant (environ 650 € chez l’AFNOR), donc la formulation exacte n’a pas été vue souvent par les particuliers et a été un peu réarrangée (le fameux téléphone arabe). Cela dit, en comparant les deux versions officielles de l’AFNOR, c’est plutôt clair : selon la version 2021 désormais appliquée, un caisson à accès intérieur est limité à deux bouteilles de 11 kg maximum chacune.
Voici concrètement ce que ça donne :
Attention, ce tableau concerne les bouteilles échangeables (butane, propane). Une bouteille GPL rechargeable que tu remplis à la pompe est juridiquement « un réservoir ». Elle doit avoir un accès extérieur, avec l’orifice de remplissage sur la carrosserie. L’accès intérieur lui est interdit, quelle que soit sa taille.
Dans les normes, cette subtilité a toujours été présente mais n’était pas interprétée réellement comme ça et donc les contrôleurs n’y prêtaient pas plus attention. Mais en 2026, tout a changé et si tu décides d’installer du GPL avec un accès à l’intérieur de ton fourgon, tu te feras très certainement recaler (c’est arrivé à mon papa il y a quelques mois).
Pour résumer : une bouteille de 13 kg ne passe plus dans un caisson à accès intérieur sur une installation neuve ou modifiée. Par contre, en accès extérieur, avec la bonne ventilation, elle reste tout à fait utilisable. Pour le détail butane/propane et les questions d’autonomie selon le format, viens lire notre article dédié.
À noter : les installations anciennes déjà homologuées avant ce changement, restent tolérées tant qu’elles sont maintenues en parfait état.
Résumé de la réglementation gaz : ta checklist avant le jour du contrôle
J’espère ne pas t’avoir noyé d’informations (parce que je sais à quel point la réglementation gaz est barbante). Mais si tu devais retenir une seule chose c’est que la conformité gaz, si tu respecte la bonne checklist, tu n’as pas de raison de ne pas y arriver.
En respectant les normes et les consignes et en te basant sur les conseils d’autres personnes qui sont déjà passé par là, tu as toutes les cartes en main pour réussir. Honnêtement, des milliers de vanlifers passent cette étape chaque année (avec pas mal de stress derrière, je le l’accorde).
Et si tu as un doute, une question, ou que tu viens de passer ton contrôle et que tu veux partager ton expérience, la section commentaire est là pour ça. On répond à tout le monde.
Dernière précision : ces informations sont données à titre indicatif et peuvent évoluer. Pour la version exacte appliquée à ton véhicule, vérifie toujours auprès de ton organisme de contrôle (Qualigaz Evonia ou Bureau Veritas) et de la DREAL. On n’est pas un organisme de contrôle, juste des vanlifers qui ont défriché le sujet pour toi.
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