Tu cherches un itinéraire pour un road trip en Croatie de 10 jours, mais tous ceux que tu trouves se ressemblent et ne te correspondent pas ? Foule à Plitvice, plats à 40 balles, et un trajet pensé pour des gens qui dorment à l’hôtel ?
Nous, on a fait ce road trip Croatie en van en parcourant le pays du nord au sud, de Zagreb à Dubrovnik. Dans cet article, on te donne l’itinéraire jour par jour, mais surtout tout ce dont t’as besoin pour planifier ce road trip à travers le pays : ce qu’il y a à voir dans chaque ville et chaque parc, les tarifs et horaires à jour 2026, où se garer et où dormir en van, et nos conseils terrain. Avec, en bonus, les galères qu’on a vécues pour que toi, tu les évites.
Sommaire
- Notre itinéraire en Croatie en van : les 10 étapes
- Road trip Croatie : faut-il rouler du nord vers le sud ?
- Voyager en van en Croatie : 3 choses qui ont changé depuis 2020
- Peut-on dormir en van librement en Croatie ? Ce que dit la loi sur le bivouac
- Eau et eaux grises : gérer son autonomie en van en Croatie
- La bura, ce vent qui fait trembler les vans : comment s'en protéger
- Jour 1 : Zagreb, la capitale continentale
- Que voir à Zagreb en une demi-journée
- Où dormir en van à Zagreb
- Jour 2 : Le parc national de Risnjak, la Croatie verte et sauvage
- Risnjak : quelles randos et combien de temps prévoir
- Jour 3 : L'Istrie et le fjord de Lim
- Que voir en Istrie en une journée
- Jour 4 : Rijeka, la ville portuaire
- Que voir à Rijeka ?
- Jour 5 : Les lacs de Plitvice, le joyau classé à l'UNESCO
- Plitvice : les tarifs 2026 selon la saison
- Plitvice : horaires, parking et durée de visite
- Où dormir en van près de Plitvice ?
- Jour 6 : Le refuge à ours de Kuterevo
- Visiter Kuterevo : horaires, tarif et meilleure saison pour voir les ours
- Jour 7 : Zadar et ses célèbres orgues de mer
- Que voir à Zadar ?
- Où dormir en van à Zadar ?
- Jour 8 : Le parc national de Krka et les chutes de Skradinski buk
- Que voir à Krka ?
- Krka : tarifs 2026, entrées et accès en van
- Où dormir en van près de Krka ?
- Jour 9 : Split et Makarska
- Que voir à Split en une journée ?
- Makarska et le Biokovo Skywalk
- Jour 10 : Dubrovnik, la perle de l'Adriatique
- Les remparts de Dubrovnik : prix et horaires
- Que voir d'autre dans la vieille ville de Dubrovnik ?
- Quelle saison choisir pour un road trip en van en Croatie ?
- Quel budget pour 10 jours en van en Croatie ?
- Notre bilan de ce road trip en van en Croatie
Notre itinéraire en Croatie en van : les 10 étapes
On est entré par le nord depuis la Hongrie (c’était pendant notre tour d’Europe) et on est descendu jusqu’à Dubrovnik. Le but, c’était de visiter le pays dans son entièreté, en longeant la côte adriatique.
Voici un résumé des étapes de ces 10 jours de road trip en Croatie. Tu remarqueras qu’il y a pas mal de km de route chaque jour. En tout, pour ratisser le pays et voir tous les types de paysages qu’il a à offrir, il faut compter environ 1100 km. C’est un peu le prix à payer si tu veux voir du pays et puis au fond, un road trip sans rouler, c’est plus un road trip non ?
On a pris l’habitude de prendre la route dans l’après-midi, de trouver un spot près de l’endroit que l’on veut visiter le lendemain, puis d’aller voir ce qui nous intéresse de bonne heure le matin. L’avantage principal d’un road trip en van, c’est que tu peux t’adapter comme tu veux tout au long du trajet. La plus grosse journée de route de cet itinéraire, c’est la descente Split-Dubrovnik (environ 230 km – 3 heures de route).
Road trip Croatie : faut-il rouler du nord vers le sud ?
On te conseille de faire comme nous : entrer par le nord pour finir au sud. La météo et la lumière s’améliorent au fur et à mesure que tu descends, surtout quand tu y vas en hiver. En janvier, on avait commencé dans le brouillard continental, puis traversé la nature verte du nord, pour terminer en beauté sur la côte dalmate baignée de soleil, avec Dubrovnik en bouquet final. Psychologiquement, finir au soleil dans la plus belle ville du pays, c’est imbattable, crois-moi.
Voyager en van en Croatie : 3 choses qui ont changé depuis 2020
Tout le monde n’a pas (ou pas encore) son fourgon aménagé et c’est très bien comme ça. Pour vivre ce road trip à ta façon, que ce soit d’hôtel en hôtel, au volant d’une voiture de location ou en goûtant à la vanlife avec un van loué sur place, on te partage ici les services qu’on utilise nous-mêmes.
Important : on a fait ce voyage en hiver 2020 (ça remonte !), et depuis, trois choses ont changé la donne pour les voyageurs en van. Autant te les donner tout de suite, parce que ça impacte ton budget et ton trajet.
- La Croatie est passée à l’euro en janvier 2023. Fini les kunas, tu payes tout en euros. Honnêtement, c’est beaucoup plus simple.
- La Croatie est entrée dans l’espace Schengen fin 2022 / début 2023. Concrètement, si tu arrives depuis un pays Schengen (Slovénie, Hongrie, Italie…), il n’y a en principe plus de contrôle systématique à la frontière. À notre époque on s’était fait arrêter à la douane en entrant depuis la Hongrie, par un policier croate pas franchement du matin. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus fluide et tu n’as plus de contrôle automatique.
- Le pont de Pelješac a ouvert en juillet 2022. Avant, pour descendre de Split à Dubrovnik, tu devais traverser une petite bande de Bosnie (le corridor de Neum) et passer deux contrôles douaniers sur un seul trajet. On l’a vécu, puisque le pont n’existait pas encore : On te demande tes papiers pour sortir du pays, puis on te les redemande à l’entrée en Croatie. Je me souviens même que la police nous avait demandé où on allait, pourquoi et combien de temps, alors qu’on cherchait juste à traverser la Bosnie. Maintenant, le pont contourne entièrement la Bosnie, c’est gratuit, et tu restes en Croatie tout du long. Vérifie juste que ton GPS te fait passer par le pont (Pelješki most) et pas par Neum.
Peut-on dormir en van librement en Croatie ? Ce que dit la loi sur le bivouac
La règle de base, comme dans pas mal de pays, c’est que le bivouac est autorisé : dormir dans ton van posé comme une voiture, ça passe, mais faire du camping (table, chaises, auvent sortis dehors), c’est interdit en dehors des zones dédiées.
Comme d’habitude, notre conseil c’est de rester discret, de garder les vitres fermées et de ne rien déballer dehors. En hiver, on a dormi presque exclusivement sur des parkings gratuits et des spots au bord de l’eau, sans payer une seule nuit. Les applis de spots van (type Park4Night) sont indispensables, mais il faut accepter parfois de passer une nuit sur un parking en bitume.
Eau et eaux grises : gérer son autonomie en van en Croatie
Les points d’eau sont plus rares qu’en France. Un conseil : Remplis tes jerricanes AVANT d’entrer dans les zones de parcs ou les coins reculés : fontaines de source (fréquentes dans le nord), robinets de cimetières ou stations-service.
Anecdote : Vers le parc de Plitvice, on a roulé un bon moment en cherchant de l’eau, mais en vain. Surveille aussi tes eaux grises aussi, surtout sur routes sinueuses: un matin, on a découvert notre réserve d’eaux grises qui débordait dans le bac de douche, (sympa le réveil).
La bura, ce vent qui fait trembler les vans : comment s'en protéger
La bura est un vent froid et violent qui descend des montagnes vers la mer, surtout en hiver, parfois en rafales énormes (miss météo bonjour !). À Split, on s’est pris des rafales à 150 km/h sur le parking du port : le van a tremblé toute la nuit et on n’a pas vraiment dormi. À Podgora, rebelote, nuit blanche.
Les conseils pour gérer ce vent :
- Spot abrité : évite les fronts de mer dégagés les soirs de bura. Cherche un mur, une rangée d’arbres, un bâtiment qui te coupe du vent.
- Oriente ton van : nez ou arrière face au vent, jamais le côté pour limiter la prise au vent.
- Surveille la météo des vents : des applis te donnent la force et la direction à l’avance. Sur la côte croate, check ces informations dès que tu peux pour éviter les mauvaises surprises.
Anecdote : On pourrait croire que le vent “c’est pas un gros problème” mais nous avons rencontré des voyageurs pour qui leur tour d’Europe s’est arrêté en Croatie justement à cause du vent. Les rafales ont fait tomber un arbre sur l’avant de leur fourgon pendant qu’ils roulaient. Heureusement, ils n’ont rien eu !
Jour 1 : Zagreb, la capitale continentale
On est entré en Croatie par le nord et notre premier arrêt a été Zagreb, la capitale, posée loin de la mer dans une ambiance bien continentale. Soyons honnêtes, on n’est pas tombés amoureux au premier regard (merci le brouillard). Mais la ville mérite une demi-journée de visite, et c’est un bon point d’entrée tranquille avant la nature.
Que voir à Zagreb en une demi-journée
- La vieille ville (Gornji Grad). Le cœur médiéval de Zagreb : l’église Saint-Marc et son toit de tuiles colorées, la porte de pierre (Kamenita Vrata), la tour Lotrščak d’où part chaque jour à midi un coup de canon (prépare tes oreilles). Tout se fait à pied donc c’est pratique.
- La cathédrale de Zagreb : Impossible de la manquer : c’est le monument le plus emblématique de la capitale croate. Gravement endommagée par le séisme de 2020, elle a passé plusieurs années cachée derrière les échafaudages. L’intérieur a désormais rouvert au public, même si les travaux se poursuivent encore sur certaines parties extérieures. Même en rénovation, elle reste un symbole fort de Zagreb et mérite au moins un détour en passant sur la place Kaptol.
- Le funiculaire : L’un des plus courts du monde, il relie la ville basse à la ville haute en moins d’une minute. C’est pas l’attraction du siècle mais ça reste sympa.
- Le marché Dolac : Le grand marché en plein air aux parasols rouges, à deux pas de la place principale Ban Jelačić. Il est ouvert tous les jours mais la majorité des stands ferment vers 13-14h. Pour ton road trip en van, c’est l’occasion de faire le plein de produits frais et locaux.
- Le lac Jarun : Au sud de la ville, ce grand plan d’eau est le poumon vert des habitants : on y court, on y pédale et on s’y balade. Nous, on y a fait un tour mais le mauvais temps nous a vite renvoyés dans le van pour un jeu de société et un chocolat chaud (la vraie vie de van en hiver).
Bon à savoir : se balader dans la ville, sur la place principale, dans la vieille ville et au marché, c’est gratuit. Seuls certains musées sont payants (le Musée des relations brisées, très original, est le plus connu).
Où dormir en van à Zagreb
La solution la plus pratique pour dormir en van près de la capitale, c’est le Camp Zagreb, situé à une quinzaine de kilomètres du centre-ville, au bord du lac Rakitje. Le camping est ouvert toute l’année, accepte les animaux et dispose de tous les services utiles pour les voyageurs en van (électricité, sanitaires, vidanges, eau, restaurant sur place). Des transports permettent également de rejoindre facilement le centre de Zagreb sans avoir à déplacer le véhicule.
On avait repéré un parking au bord de l’eau, mais une fois sur place, je ne me suis pas vraiment sentie à l’aise. On a préféré reprendre la route et dormir ailleurs. C’est notre règle numéro un, partout : si un spot ne te met pas à l’aise, pars.
Jour 2 : Le parc national de Risnjak, la Croatie verte et sauvage
Cap sur l’arrière-pays montagneux, entre Zagreb et la côte. Le Parc National de Risnjak (région du Gorski Kotar), c’est la Croatie moins connue mais qui vaut le détour selon nous : forêts épaisses, montagnes, silence total, quasi zéro touriste. Le parc tient son nom du lynx (ris en croate) qui hante encore ses forêts.
Risnjak : quelles randos et combien de temps prévoir
- Le sentier éducatif Leska : La balade idéale pour découvrir le parc sans trop de grimpette. C’est une boucle d’environ 4,2 km (compte 1h30 à 2h), facile et presque plate, jalonnée de 23 panneaux sur la faune et la flore. Elle part du centre d’accueil de Crni Lug, l’entrée principale du parc.
- La source de la Kupa : Une eau turquoise qui jaillit au pied de falaises de 100 m, dans une vallée surnommée la « vallée enchantée des papillons ». Un des plus beaux coins du parc et l’une des plus belles sources naturelles de Croatie.
- Les sommets (pour les sportifs) : Veliki Risnjak (1 528 m) et Snježnik (1 506 m) offrent des panoramas magnifiques (me demande pas comment ça se prononce). Compte entre 2h30 et 3h30 de montée selon l’itinéraire et ton niveau (à réserver aux marcheurs aguerris).
Info pratique : l’entrée principale est à Crni Lug, facilement accessible depuis l’axe Zagreb-Rijeka. Tu peux acheter ton billet d’entrée au centre d’accueil ou directement en ligne (tarif : 8 € hors saison : janvier-juin et septembre-décembre et 11 € en juillet-août.)
C’est ici qu’on a vu enfin le soleil après deux jours de brouillard, et qu’on a ramassé 6 kg de déchets dans la forêt sur notre spot dodo).
Jour 3 : L'Istrie et le fjord de Lim
La météo a tourné, alors on a fait ce qu’on fait toujours : on a roulé vers une zone où on pouvait voir le ciel : Direction la côte istrienne. Si tu as le temps, l’Istrie mérite à elle seule plusieurs jours (Rovinj la vénitienne, Pula et son amphithéâtre romain, Motovun perchée), mais sur un trajet de 10 jours, on te conseille d’en garder un avant-goût et de filer vers le sud.
Que voir en Istrie en une journée
- Le fjord de Lim (Limski kanal) : Ce n’est pas un vrai fjord comme en Norvège mais plutôt une ancienne vallée envahie par la mer, formant un long bras d’eau encaissé d’environ 11 km entre des falaises verdoyantes. Le lieu est réputé pour ses élevages d’huîtres et de moules, ainsi que pour ses paysages très différents du reste de la côte croate.
- Les spots sauvages au bord de l’eau : L‘Istrie hors saison, c’est juste magique. On a trouvé un spot magnifique face à la mer et personne à l’horizon. On y est même resté un jour de plus : un matin, un troupeau de moutons est passé juste devant le van. On a sorti le drone et profité du coucher de soleil.
Attention : L’istrie reste bien contrôlée, surtout en haute saison. La région est très touristique, plus densément peuplée et les habitants comme les autorités sont devenus beaucoup plus vigilants avec l’explosion de la vanlife ces dernières années. En Janvier, nous avions trouvé ce spot avec personne aux alentours. La petite ville que nous avions traversée était déserte (sûrement une zone balnéaire uniquement vivante en été).
Jour 4 : Rijeka, la ville portuaire
Rijeka, c’est le grand port du nord. On y est arrivés par hasard en plein carnaval (l’un des plus grands et des plus déjantés de la région) et le jour de l’inauguration de Rijeka comme capitale européenne de la culture 2020. Je me suis même faite interviewer par la télé croate (improbable).
Que voir à Rijeka ?
- Le Korzo : La grande promenade piétonne de la ville, bordée de cafés, boutiques et terrasses. C’est le cœur vivant de Rijeka.
- Le château de Trsat : Une forteresse médiévale perchée à 138 m au-dessus de la ville, avec une vue dingue sur la baie de Kvarner et, par temps clair, jusqu’à l’île de Krk. L’entrée est gratuite et le lieu se visite toute l’année (avec des horaires un peu plus réduits en hiver). Juste à côté se trouve le sanctuaire de Notre-Dame de Trsat, l’un des principaux lieux de pèlerinage de Croatie.
- L’escalier Petar Kružić : Pour monter à Trsat (à la sueur de ton front), tu as un escalier de pierre d’environ 560 marches qui démarre en bas de la ville. On l’a grimpé, et autant te prévenir, c’est du sport pour tes mollets. Si tu préfères, tu peux rejoindre le château en bus.
- La cathédrale St-Vitus : Une rotonde baroque, unique en Croatie par ses dimensions, construite en 1638.
Rijeka, c’est aussi là qu’on a rencontré Daniel, un local qui aménageait aussi son propre fourgon, avec qui on avait parlé vanlife pendant des heures sur les réseaux sociaux.
Jour 5 : Les lacs de Plitvice, le joyau classé à l'UNESCO
LE site le plus célèbre du pays, classé à l’UNESCO depuis 1979 : 16 lacs turquoises étagés en cascade, reliés par des chutes d’eau et des kilomètres de passerelles en bois qui serpentent au ras de l’eau. C’est aussi notre première visite payante de tout le voyage (quand t’es habitué à tout faire gratuit, ça pique).
Si tu arrives depuis Zagreb, fais un détour par Rastoke avant d’atteindre Plitvice. Ce petit village construit au milieu des cascades te donnera un avant-goût des lacs.
Plitvice : les tarifs 2026 selon la saison
Le prix du billet adulte varie énormément selon la saison. Et oui, c’est clairement l’attraction la plus chère du pays en plein été :
- Hiver (janvier, février, mars, novembre, décembre) : environ 10 € par adulte.
- Demi-saison (avril, mai) : environ 23,50 € par adulte.
- Octobre : environ 26,50 € par adulte.
- Pleine saison (juin à septembre) : jusqu’à 40 € par adulte.
Les enfants de moins de 7 ans entrent gratuitement, et les 7-18 ans ainsi que les étudiants bénéficient de tarifs réduits.
Tu peux acheter tes billets sur le site officiel du parc. En haute saison, les entrées fonctionnent avec des créneaux horaires et les places partent vite : mieux vaut réserver à l’avance. Une fois ton horaire réservé, tu disposes généralement d’une petite marge (1h) pour entrer dans le parc. Hors saison, on est arrivés sans réservation et on a pris nos billets directement au guichet.
Plitvice : horaires, parking et durée de visite
Le parc est ouvert toute l’année, mais les horaires changent selon la saison : jusqu’à 20h en juillet-août, avec une dernière entrée beaucoup plus tôt en hiver à cause des journées courtes.
Le parking est payant et accepte les vans ainsi que les camping-cars. Les tarifs évoluent régulièrement, mais compte généralement entre 1,50 € et 2 € de l’heure pour une voiture, et plus pour les véhicules aménagés. Le règlement se fait à la sortie du parking.
À savoir aussi : en hiver, certaines parties du parc peuvent fermer selon les conditions météo. L’entrée 2, le bateau électrique ou encore les lacs supérieurs sont parfois inaccessibles en cas de neige ou de glace. Les lacs inférieurs restent généralement ouverts, et voir les cascades gelées donne une ambiance complètement différente du Plitvice des cartes postales estivales.
On a marché 4 heures dans un cadre de dingue. Même en février, des cars de touristes débarquent (l’affluence monte vers 13h), mais on a réussi à les semer en s’écartant des passerelles principales. Le ticket inclu, quand ils tournent, le bateau électrique sur le lac Kozjak et la navette panoramique. Les chiens sont admis en laisse.
Où dormir en van près de Plitvice ?
Tu ne pourras pas dormir à l’intérieur du parc national. Lors de notre passage en février, on avait trouvé un endroit tranquille à une dizaine de minutes des lacs pour passer la nuit. Hors saison, les alentours sont très calmes et on croise peu de monde.
Cela dit, le camping sauvage reste officiellement interdit en Croatie et les contrôles sont particulièrement fréquents autour de Plitvice, surtout en été. Si tu voyages en haute saison ou que tu préfères éviter tout stress, le plus simple est de réserver un camping ou une aire pour camping-cars à proximité du parc. Il en existe plusieurs à moins de 15 minutes des entrées principales.
Jour 6 : Le refuge à ours de Kuterevo
En descendant vers la côte, fais le détour par le refuge à ours de Kuterevo, un sanctuaire associatif niché dans les montagnes du Velebit, à environ 20 km d’Otočac (route sinueuse). Depuis 2002, des bénévoles du monde entier y recueillent des oursons orphelins, devenus trop petits pour survivre seuls après avoir perdu leur mère.
On a eu la chance d’observer un jeune ours jouer juste devant nous, puis de se retrouver face aux adultes. Et même derrière un grillage, crois-moi, ça reste extrêmement impressionnant.
Visiter Kuterevo : horaires, tarif et meilleure saison pour voir les ours
Entrée et parking gratuits : Le refuge fonctionne uniquement grâce aux dons et aux bénévoles. Une participation est donc vivement encouragée. Tu peux aussi acheter quelques souvenirs sur place pour soutenir l’association.
Horaires : les horaires varient selon la saison, mais le refuge est généralement accessible en journée. Le meilleur moment pour voir les ours actifs reste tôt le matin ou en fin d’après-midi. En plein été, ils passent souvent les heures chaudes à l’ombre.
Important : Le refuge se visite surtout au printemps, en été et en automne. En hiver, l’activité des ours ralentit fortement et les conditions météo dans le Velebit peuvent compliquer l’accès. Si tu veux maximiser tes chances de les observer, privilégie plutôt la belle saison.
A savoir : Les chiens sont autorisés mais ne pourront pas t’accompagner vers les enclos des ours (of course!).
Un conseil vanlife : c’est sur cette portion, après Plitvice, qu’on a galéré à trouver de l’eau pour les jerricanes. Remplis tes réserves avant d’entrer dans ces coins reculés.
Jour 7 : Zadar et ses célèbres orgues de mer
Zadar, c’est la première vraie ville de la côte dalmate sur ton trajet, et elle a un charme fou : une vieille ville sur une presqu’île avec 3 000 ans d’histoire (rien que ça).
Que voir à Zadar ?
- Les orgues de mer (Morske orgulje). Un instrument géant intégré dans les marches du front de mer : 35 tuyaux de longueurs différentes qui produisent des accords grâce au vent et aux vagues qui s’y engouffrent. C’est comme si la mer composait sa propre musique.
Le jour où on y était, il y avait beaucoup de vent, donc ça sonnait à fond. On a voulu filmer la houle au plus près et on s’est fait tremper par une vague en pleine tronche. Trempés pour trempés, on a continuer à prendre des photos.
- Le Salut au Soleil (Pozdrav Suncu) : Juste à côté, un immense cercle de verre de 22 mètres de diamètre qui capte l’énergie solaire pendant la journée avant de s’illuminer une fois la nuit tombée. Le coucher de soleil à cet endroit est devenu célèbre après qu’Alfred Hitchcock ait déclaré que Zadar possédait « le plus beau coucher de soleil du monde ».
- Le forum romain : Une grande place avec des vestiges romains à ciel ouvert, gratuite et accessible en permanence (compte 15-30 min).
- L’église Saint-Donat : Symbole de Zadar, cette étonnante église circulaire pré-romane du IXe siècle trône juste à côté du forum romain. Aujourd’hui, elle accueille surtout des expositions et des concerts. La cathédrale Sainte-Anastasie se trouve juste à côté.
À retenir : Les orgues de mer, Salut au Soleil, forum et balade dans la vieille ville (la grande rue Kalelarga) sont gratuits. Seules les entrées de certaines églises ou musées sont payantes.
Où dormir en van à Zadar ?
Lors de notre passage en Janvier, on avait trouvé un parking pratique à quelques minutes à pied du centre historique. En été, les places gratuites deviennent beaucoup plus rares autour de la vieille ville, donc mieux vaut arriver tôt ou prévoir un camping ou une aire un peu plus éloignée.
Jour 8 : Le parc national de Krka et les chutes de Skradinski buk
Krka, c’est l’autre grand parc d’eau de Croatie, et notre gros coup de cœur. On venait pourtant de voir Plitvice, mais Krka nous a séduits encore plus : plus vert, plus sauvage en cette saison, et beaucoup moins fréquenté.
Que voir à Krka ?
- Skradinski buk : La cascade emblématique du parc : une immense succession de cascades entourées de végétation, qu’on découvre grâce à un sentier en bois sur pilotis (environ 1h de balade). L’endroit est magnifique, surtout tôt le matin ou hors saison quand le parc retrouve un peu de calme.
- Roški slap et l’île de Visovac : D’autres secteurs du parc permettent de découvrir des cascades plus sauvages ainsi qu’un petit monastère posé sur une île au milieu de la rivière Krka. Des excursions en bateau sont proposées, principalement entre le printemps et l’automne.
Krka : tarifs 2026, entrées et accès en van
Pleine saison (juin à septembre) : jusqu’à environ 40 € par adulte, avec parfois des tarifs réduits en fin de journée pendant l’été.
Basse et demi-saison : environ 7 à 20 € selon la période.
Les enfants de moins de 7 ans entrent gratuitement, tandis que les jeunes et les étudiants bénéficient de tarifs réduits.
Le parc possède deux entrées principales :
- Lozovac, la plus pratique en van ou en voiture, avec accès à Skradinski buk à pied ou via une navette gratuite selon la saison
- Skradin, qui permet d’accéder au parc grâce à un joli bateau inclus dans le billet lorsque les liaisons fonctionnent.
Les billets peuvent être achetés sur le site officiel du parc. Comme pour Plitvice, les horaires varient beaucoup selon les saisons.
Où dormir en van près de Krka ?
En hors saison, on avait trouvé un endroit calme pour passer la nuit près du parc, derrière un restaurant fermé. En revanche, le camping sauvage reste officiellement interdit en Croatie, y compris autour de Krka. En été, les contrôles sont plus fréquents et il vaut mieux privilégier un camping ou une aire aménagée autour de Skradin ou Lozovac pour éviter les mauvaises surprises.
Jour 9 : Split et Makarska
Split, c’est la grande ville dalmate, construite littéralement dans un palais romain. C’est vivant, dense, et le contraste avec les jours précédents en pleine nature est total.
Que voir à Split en une journée ?
- Le palais de Dioclétien : Un palais romain du IVe siècle dans lequel les gens vivent encore aujourd’hui : boutiques, bars et appartements nichés dans les murs antiques. Se balader dans les rues, les places et le Péristyle est gratuit, c’est une ville vivante, pas un musée. Seuls certains intérieurs sont payants (les caves/sous-sols, le temple de Jupiter…).
- La cathédrale Saint-Domnius et son clocher : Ancien mausolée de Dioclétien, c’est l’une des plus vieilles cathédrales encore en activité au monde. Le billet combiné (cathédrale, clocher, trésor) tourne autour de 10 €, et compte environ 7 à 9 € pour la cathédrale et le clocher, et un peu plus pour le billet complet avec trésor, crypte et baptistère. La montée du clocher est étroite, raide et parfois un peu impressionnante si tu as le vertige, mais la vue à 360° sur Split, la Riva et la colline Marjan vaut clairement l’effort.
- La Riva : Le grand front de mer bordé de palmiers et de terrasses, parfait pour une balade au coucher du soleil.
- La colline Marjan : Le grand espace vert de Split, accessible à pied depuis le centre-ville. Entre pins, escaliers et petits sentiers, plusieurs points de vue offrent de superbes panoramas sur la ville et les îles alentours. L’accès est gratuit et le site reste ouvert en permanence.
Petit bonus pour les fans de Game of Thrones : certaines scènes de Meereen ont été tournées dans les sous-sols du palais de Dioclétien.
La nuit où la bura à 150 km/h a failli emporter le van :
On s’est calés pour la nuit sur le parking du port, juste à côté de la plage. Sur le papier, c’était parfait, mais c’est ici que les rafales à 150 km/h nous ont fait comprendre ce qu’était la bura. Le van a tremblé toute la nuit et on n’a quasiment pas dormi.
Makarska et le Biokovo Skywalk
À environ une heure au sud de Split, Makarska est une jolie station balnéaire coincée entre les eaux turquoises de l’Adriatique et les impressionnantes falaises du massif du Biokovo. Rien que l’arrivée dans la ville vaut le détour.
Au-dessus de Makarska se trouve le parc naturel du Biokovo et son attraction la plus connue : le Biokovo Skywalk, une passerelle en verre suspendue à 1 228 m d’altitude au-dessus des falaises. Une activité parfaite pour ceux qui aiment les beaux panoramas… ( et qui n’ont pas le vertige).
C’est aussi à Makarska qu’on a rencontré un autre couple de vanlifers, Loïc et Marie. Un apéro improvisé, des fous rires pendant des heures et des discussions qui se sont prolongées bien après la tombée de la nuit. Encore une de ces rencontres qui font qu’on ne se sent finalement jamais vraiment seuls sur la route.
Jour 10 : Dubrovnik, la perle de l'Adriatique
La perle de l’Adriatique ! Une vieille ville entièrement entourée de remparts au bord de la mer, classée à l’UNESCO. Pour y arriver depuis Makarska, tu passes désormais par le pont de Pelješac (gratuit) pour éviter les douanes et le passage en Bosnie.
Les remparts de Dubrovnik : prix et horaires
Le tour des remparts est LE truc à faire. Compte environ 2 km de balade et entre 1h30 et 2h avec les pauses photo (et crois-moi, tu vas en faire beaucoup). Mais le billet pique :
Haute saison : autour de 40 € par adulte.
Basse saison hivernale : environ 15 € par adulte.
Tarifs réduits pour les enfants et adolescents.
Le billet inclut aussi le fort Lovrijenac (le « Gibraltar de Dubrovnik », et le Donjon Rouge de King’s Landing pour les fans de GoT).
Tu peux acheter ton billet sur le site officiel, aux guichets, ou y entrer via le Dubrovnik Pass : pour quelques euros de plus, il ajoute plusieurs musées et les transports.
Astuce affluence : sois aux remparts à l’ouverture (vers 8h) ou 2h avant la fermeture, et évite le créneau 10h30-15h quand débarquent les croisiéristes.
On y était pendant la fête de la Saint-Blaise (le saint patron de la ville, début février) et, ce jour-là, l’accès aux remparts et au fort était gratuit.
Que voir d'autre dans la vieille ville de Dubrovnik ?
- Le Stradun : La grande artère pavée de Dubrovnik, polie par des siècles de passages et bordée de façades en pierre claire. À son entrée ouest se trouve la célèbre fontaine d’Onofrio, l’un des symboles de la ville.
- Game of Thrones : Dubrovnik, c’est “Port-Réal”. On est fans de GoT et on ne savait même pas qu’autant de scènes avaient été tournées ici. Tu reconnaîtras plusieurs lieux iconiques en te baladant.
- Le téléphérique du mont Srđ. Pour une vue panoramique sur la vieille ville et les îles (payant, en supplément). Pour les plus motivés, il existe aussi un sentier de randonnée qui permet de monter gratuitement jusqu’au sommet.
On a terminé cette journée, et ce road trip, par un apéro et un coucher de soleil sur Dubrovnik avec d’autres vanlifers, sur les hauteurs. La parfaite conclusion d’un voyage commencé dans le brouillard de Zagreb.
Quelle saison choisir pour un road trip en van en Croatie ?
On va être honnêtes, parce que c’est notre marque de fabrique : la Croatie en van en hiver, c’est génial, mais c’est pas que du soleil, comme tu as pu le voir sur nos photos.
Ce qui est dingue hors saison (novembre à mars) :
- Les parcs nationaux sont presque déserts et les billets coûtent parfois 2 à 3 fois moins cher (Plitvice à environ 10 € au lieu de 40 € en plein été).
- Certaines fêtes locales rendent même des sites normalement payants gratuits (comme les remparts de Dubrovnik pendant la Saint-Blaise).
- Stationner devient beaucoup plus simple et on trouve facilement des endroits tranquilles hors des grandes périodes touristiques.
- Tu découvres une Croatie beaucoup plus locale : carnavals, marchés, discussions avec les habitants, villes qui vivent pour elles-mêmes et pas uniquement pour les touristes.
Le revers de la médaille, qu’on ne te cache pas :
- Du brouillard, surtout dans le nord et l’intérieur.
- Des journées courtes : moins d’heures pour rouler et visiter.
- Certains services fonctionnent au ralenti ou ferment selon la saison (bateaux dans les parcs, certaines navettes, portions de Plitvice parfois fermées à cause du gel, activité réduite au refuge de Kuterevo…).
- Et évidemment : le froid dans le van. (Parce que oui, vivre dans 6 m² métalliques en plein hiver, ça forge le caractère).
Pour le meilleur compromis météo, tarifs encore corrects et tranquillité, vise plutôt mai-juin ou septembre-octobre. Mais si tu cherches une ambiance plus brute, des paysages parfois mystérieux et cette sensation d’avoir certains endroits presque pour toi seul, l’hiver est un excellent moment pour faire ce road trip de 10 jours en Croatie.
Quel budget pour 10 jours en van en Croatie ?
Voyager en van a ses avantages. Et le principal, c’est l’économie faite sur les logements.
Voici plutôt notre vrai budget vanlife, pour deux personnes, en hiver :
- Nuits : 0 €. On alternait entre stationnements tranquilles et spots très simples hors saison.
- Carburant : Environ 150 à 250 € selon ton véhicule, ta consommation et les détours.
- Péages : Les autoroutes croates sont payantes (notamment l’A1 entre Zagreb et Split). Compte quelques dizaines d’euros supplémentaires si tu privilégies les grands axes rapides. Le pont de Pelješac, lui, est gratuit.
- Entrées : Enorme différence selon la saison. En hiver, on s’en est sortis pour une trentaine d’euros à deux (Plitvice hors saison, remparts gratuits pendant la Saint-Blaise, Risnjak et Krka très abordables). En été, prévois plutôt 150 à 200 € à deux rien que pour Plitvice, Krka et les remparts de Dubrovnik.
- Nourriture : On cuisinait tout dans le van. Les supermarchés croates restent globalement abordables. Compte environ 150 à 200 € pour deux sur 10 jours. Les restaurants varient énormément selon les endroits : hors zones très touristiques, on mange encore correctement pour 12 à 20 € par personne.
Budget total estimé : Pour deux personnes, compte environ :
- 350 à 500 € en hiver
- 600 à 900 € en été, selon ton rythme, les activités choisies et les campings éventuels
Notre bilan de ce road trip en van en Croatie
Dix jours pour descendre toute la Croatie. Du brouillard de Zagreb aux forêts silencieuses de Risnjak, des fjords istriens pour toi tout seul aux orgues de mer de Zadar, des chutes de Krka aux remparts de Dubrovnik au coucher du soleil. Avec, entre tout ça, une rencontre avec les ours, la découverte de la bura qui a fait trembler le van et des rencontres qu’on n’oubliera jamais.
Ce road trip en croatie de 10 jours van, c’est l’un des plus accessibles qu’on ait faits en Europe. Bien sûr, la période y a fait pour beaucoup, mais on a adoré voyager en plein hiver.
Et toi, quel tronçon te fait le plus envie : la nature brute du nord ou la côte dalmate au soleil ? Dis-nous tout en commentaire! Et si tu veux nos points GPS des spots où on a dormi sur ce trip, tu peux suivre ce voyage sur notre Polarsteps !
A bientôt sur les routes !
Et n’oublie pas que le bonheur n’est pas une destination, c’est une façon de voyager.
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